Syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS)

Apnées du sommeil

Dernière modification : 8/02/2018

Vous ronflez ? Vous vous sentez fatigué même après plusieurs heures de sommeil ? Vous souffrez peut-être d’apnée du sommeil.

L’apnée du sommeil est un trouble avant tout respiratoire. IL existe deux conditions à l’apnée du sommeil : centrale (neurologique) et/ou obstructive. En cas d’obstruction, les voies respiratoires sont rétrécies de manière physiologique ou circonstancielle (alcool, tabagisme, position sur le dos en dormant), lors de la position allongée. Ainsi, il peut arriver de lutter pour respirer en dormant, voire de s’étouffer par manque d’air. Dans certains cas il peut exister des ronflements et une mauvaise qualité de sommeil accompagnée d’une somnolence la journée.

Le diagnostic doit être effectué par un médecin du sommeil après réalisation d’examens de polygraphie ou polysomnographie. Cependant certains signes peuvent alerter. L’échelle d’Epworth permet de mesurer le niveau général de somnolence : Si le total est supérieur à 15: vous présentez des signes de somnolence diurne excessive. Le questionnaire de Berlin permet d’évaluer le risque d’avoir un syndrome d’apnée du sommeil.

D’autres pathologies parfois graves peuvent être la conséquence d’un syndrome d’apnée du sommeil. Les prises en charges relèvent de l’avis de plusieurs spécialistes : médecin du sommeil, pneumologue, cardiologue, ORL, orthodontiste, chirurgien Maxillo-facial…

Les traitements consistent tout d’abord en une bonne hygiène de vie qui peut permettre d’améliorer voir de guéri : s’abstenir de fumer, de réduire la consommation d’alcool, faire du sport et bien s’alimenter. En effet, la fumée du tabac et l’embonpoint peuvent causer de l’inflammation ou obstruer les voies respiratoires. D’autres traitements peuvent être nécessaires comme des appareils (appareil de pression continue pour aider à respirer la nuit, gouttière dentaire ou orthèse d’avancée

mandibulaire) ou la chirurgie orthognathique (chirurgie des mâchoires).

Comme les mâchoires inférieures et supérieures déterminent l’espace des voies respiratoires, il peut être intéressant de les avancer grâce à une chirurgie orthognathique bimaxillaire. Effectuée sur les bons candidats, cette procédure peut être très efficace. Il est possible aussi d’avancer certains muscles et la langue en avançant le menton (génioplastie) afin de dégager plus amplement les voies respiratoires.

Avec la chirurgie orthognathique, le chirurgien maxillo-facial viendra du même coup aligner correctement les dents. Un traitement d’orthodontie sera d’ailleurs le plus souvent nécessaire au préalable. De même une prise en charge des anomalies de fonctionnement de la langue est réalisée par un kinésithérapeute spécialisé.

Vidéo issue du site : clinique du sommeil du grand Montréal